Il était une fois l'an mil en Auvergne

Autour de l'an mil, le désordre règne partout en Auvergne. Les querelles seigneuriales sont multiples et pénalisent la masse de la population paysanne. Mais quelques membres éminents du clergé interviennent afin de pacifier la situation. Ils y parviennent, aidés par la prospérité économique qui s'amorce progressivement dans tout l'Occident.
C'est donc ce contexte agité et mal connu que l'association se propose de faire revivre en juin 2000, dans un grand spectacle nocturne.

Calmin, moine de Mozac, écrit et raconte...

 

1er tableau : Des paysans cultivent leurs champs à proximité de leur village. Soudain, des chevaliers et leurs hommes d'armes arrivent, se battent entre eux et détruisent le travail des serfs et des vilains. Certains paysans se révoltent, en vain.

2ème tableau : Les paysans se plaignent auprès du clergé local, dont l'évêque de Clermont : Etienne II. Celui-ci invente la paix de Dieu, c'est-à-dire l'interdiction de toucher les non-combattants. Quelques années plus tard, Odilon, issu de la famille auvergnate des Mercoeur, abbé de la puissante abbaye d'Occident, Cluny, crée la Trève de Dieu, c'est-à-dire l'interdiction de se battre certains jours. Gerbert d'Aurillac, pape de l'an mil sous le nom de Sylvestre II, approuve.

3ème tableau: La paix revient peu à peu. La prospérité économique commence. Les paysans chantent et dansent lors d'une fête villageoise. Calmin réapparaît : malgré les terreurs de certains, l'an mil marque le début de nouvelles richesses et une renaissance culturelle avec essor de l'art roman. L'Auvergne occupe une place de choix dans ces changements.

Projection finale et géante de vues des églises romanes, en musique et avec feu d'artifice sur les remparts de Montferrand. Entre les différents tableaux, des petites scènes comiques sont prévues (A la taverne ; trafic de reliques).

 

Josiane TEYSSOT
Maître de conférences à l'Université Blaise Pascal
de Clermont-Ferrand 2

Retour