Henri Bonnefond - 2005
Le pillage de Montferrand
Céremonie 1998
Le banquet
Cracheur de feu
Si Montferrand m'était conté...
Naissance de la ville
La Fondation de Montferrand est liée aux crises successives qui opposèrent les Comtes d'Auvergne à l'évêque qui régnait sans partage sur la ville de Clermont. Les diverses tentatives pour s'emparer de Clermont ayant avorté, le Comte Guillaume VI décida de construire, sur une butte voisine propice aux fortifications, une ville rivale. C'est ainsi que Montferrand vit le jour, en 1120.
Les comtes d'Auvergne favorisèrent le développement d'un commerce qui concurrença rapidement l'économie clermontoise. Montferrand commençait à prospérer.
En ce temps là...
C'est en 1196, que la Comtesse G. (on ne connaît que l'initiale de son
prénom), offrait, à Montferrand une seconde naissance. Avec
son fils, elle renforça l'enceinte à la ville, releva les défenses
du château, protégea et développa les fondations religieuses
et hospitalières. Mais surtout, elle octroya aux Montferrandais une
charte (thème des 1ères fêtes) très libérale
pour l'époque et qui servit de modèle à bien d'autres.
Elle permettait aux habitants de s'administrer eux-mêmes. En outre,
de nombreux avantages fiscaux, des lots constructibles, offerts gratuitement
aux nouveaux venus (dont les parcelles établies en damier sont à
l'origine du plan actuel de la cité) attirèrent de nombreux
commerçants, et des foires de grandes renommées se formèrent.
Montferrand bénéficiait de la protection du
château ainsi que celle des 1772 mètres de remparts flanqués
des vingt-deux tours qui l'entouraient. On pénétrait dans la
cité par quatre portes (Bise, Belregard, hospital et Poterle), toutes
détruites au XVIIIème.
Au XIIIème siècle, la prospérité
de la ville ne se démentit pas. Elle abritait une cour brillante et
obtint la protection personnelle du roi, notamment pour ses foires en 1225
moyennant le paiement d'un marc d'or (thème des fêtes de 1999).
En 1292, la ville fut vendue par les Beaujeu à Philippe le Bel (1268-1314)
et incorporée au domaine royal.
Montferrand n'échappa cependant pas à la crise qui
frappa durement l'Occident au XIVème siècle: disettes,
épidémies, guerre de Cent ans et pillages affaiblissent
la ville. La razzia orchestrée par Perrot le Béarnais,
en 1388, détruisit définitivement le négoce de
la ville. S'ouvrait alors pour Montferrand une ère nouvelle,
avant tout judiciaire et administrative...
En 1425 était créé
le baillage royal de Montferrand, mais il fut supprimé en 1551
et le déclin de la ville commença.
En 1557, Montferrand obtenait l'installation de la cour des aides en
ses murs. Si l'évènement était d'importance (chargée
du règlement des problèmes fiscaux, la cour était
souveraine, elle statuait en dernier ressort et ses membres étaient
égaux à ceux du parlement de Paris),il ne constituait
cependant qu'une maigre consolation pour la ville.
La ville moderne...
Montferrand fut unie à Clermont par l'Edit
de Troyes le 15 avril 1630 et perdit sa cour des aides. En 1731, L'union est
définitivement scellée sous le nom de Clermont-Ferrand.
Tout au long du XIXème siècle, Montferrand
était un village de vignerons, de cultivateurs et d'éleveurs.
Une dernière tentative séparatiste eut lieu en 1912, la grande
guerre empêcha d'y donner suite. L'installation de Michelin apporta
à Montferrand un renouveau économique.
La cité ne bénéficia des lois
Malraux (1962) sur la protection du patrimoine qu'a partir de 1973 car les Montferrandais y étaient opposés. Depuis cette date une bonne partie des richesses
de la cité est désormais sauvegardée.
Françis Demange © 2010 - Association "Il était une fois Montferrand"